
En plein Parc Naturel des Monts d'Ardèche, nous sommes fiers d'entretenir le patroimoine archéchois en ayant réhabilité une châtaigneraie complètement embroussaillée depuis plus de 20 ans. Ces variétés anciennes étaient plantées pour leur qualité gustative. Sur nos parcelles, ce sont principalement des pourettes et des bouches-rouges et les arbres ont entre 50 et 150 ans.

Maxime a suivi une formation pour grimper en sécurité, ce qui lui permet d'elaguer lui-même les arbres en fonction de leur état et de leur passif, et ainsi adapter la taille.
Certaines sections de troncs morts ayant des cavités peuvent être laissés dans l'arbre pour la nidification de chauves-souris.

Nous récoltons avec des filets et laissons les bogues et feuilles sur place, en un maximum de petits tas, pour restituer la matière organique aux arbres.

Une fois récoltées, nous trions nos châtaignes par trempage : les vereuses et les pourries remontent à la surface et sont enlevées. Puis nous les laissons dans l'eau jusqu'à 9 jours afin d'eliminer les derniers parasites et permettre une meilleure conservation.
Sorties de l'eau, nous les etalons sur des claies pour qu'elles sèchent. Nous pouvons ensuite les conditionner en caisses, sans qu'elles moisissent, le temps de les transformer.
Elles sont donc récoltées, triées, trempées puis transformées dans la foulée. Ce qui garantit la fraicheur de nos châtaignes, sans passer par l'étape chambre froide.

Nous transformons l'intégralité de notre récolte sur place, par sessions de 20kg, à raison de 3 sessions par jour, ce qui veut dire que nous transformons seulement 60kgs par jour ( c'est 10 à 20 fois moins qu'en CUMA dans le même laps de temps).
Les chataignes sont épluchées fraiches dans une petite machine qui les "rapent", qui ne les brulent pas, pour conserver au maximum le gout naturel du fruit. Un rapide tri manuel des peaux "décollées" et des quelques châtaignes vereuses qu'il reste, est effectué après cette étape. Nous les cuisons ensuite au chaudron, puis les incorporons à un sirop de sucre de canne bio. Nous les passons ensuite dans une raffineuse pour enlever les dernières peaux et obtenir une texture bien lisse.
En plus de la recette traditionnelle, nous avons créés des recettes originales. L'objectif est de garder le gout de la châtaigne, tout en y ajoutant un autre ingredient qui apporte 'un petit truc en plus" ! Par exemple, le caractère acidulée de la myrtille s'équilibre parfaitement avec le sucré de la crème de marrons. Ces ingrédients sont ajoutés après la raffineuse. Restent ensuite la mise en pot, la pasteurisation puis l'étiquetage.
Ce procédé artisanal très couteux en temps nous permet d'avoir une très belle qualité et fraicheur des châtaignes ainsi qu'une maitrise de nos recettes très fine.