Les abeilles

Les colonies - La ferme de Max et Laiti

Les colonies

Nous avons commencé l'apiculture en récupérant des colonies d'apiculteurs partant en retraite, avec des abeilles issues de fécondations naturelles, donc croisées avec différentes races ( noires, italiennes, caucasiennes et buckfast ), ce qui leur donne un vrai atout en terme de diversité génétique. 

Chaque ruche a un nom (oui, oui, c'est vrai !! ) et son caractère ! Sa lignée est suivie, même si les fécondations restent naturelles et que je n'ai donc accès qu'à son ascendance maternelle !! 

Nous avons 2 types de ruches : la classique Dadant et la Warré qui est plus petite en largeur, mais dont les élements se rajoutent au fur et à mesure de son developpement. 

Cirer : une aptitude naturelle de l'abeille !

Nos abeilles cirent naturellement leurs cadres, nous ne leur donnons pas de cire gauffrées, ces feuilles de cire pré-alvéolées que les abeilles doivent étirer. Parce que les abeilles savent cirer toutes seules et que l'environnement est tellement pollué aujourd'hui qu'il est très difficile de trouver dans le commerce des cires vraiment biologiques, exemptes de produits chimiques et de pesticides. Nos ruchers étant hors zones traitées, cela nous permet de ne pas introduire de molécules chimiques dans nos ruches et de respecter la physiologie des abeilles. 

Nourir ou pas ?  - La ferme de Max et Laiti

Nourir ou pas ?

J'aime à dire que nous accompagnons nos abeilles, car cela resume bien notre travail. Les abeilles sont des animaux semi-sauvages qui savent chercher leur nourriture, de la propolis et du pollen, faire des reserves, elever leurs larves et même elever une nouvellle reine si besoin.

Oui mais... Nous n'avons plus la même biodiversité qu'avant... et il y a des moments où c'est la famine et où nous devons nourir . C'est particulièrement important d'être réactif dans les periodes d'elevage du couvain, lors d'un mauvais temps qui immobilisent les abeilles à l'interieur pendant plus d'une semaine par ex, ou lors d'un trou de miéllée ! Nous ne faisons pas de nourrissement de stimulation, nous les aidons si besoin. Et avec du sirop que nous faisons nous-même à la demande : du sucre de canne bio avec de l'eau. 

 

Le varroa

Le varroa est un parasite venu d'Asie et introduit en france dans les années 80. Toutes les ruches possèdent ce petit acarien dont les femelles pondent dans les cellules operculées du couvain d'abeilles et dont la population, si elle n'est pas controllée, dépasse puis décime la colonie... Nous suivons la procédure "agriculture bio" avec 2 traitements : un gel à base de thymol pdt un mois, après la recolte d'été et une sublimation à l'acide oxalique entre Noêl et jour de l'an. Un de nos objectifs est de mettre en place une symbiose avec un acarien prédateur de ce varroa, vivant deja dans nos forêts : le stratioelaps scimitus. 

 

La récolte de miel - La ferme de Max et Laiti

La récolte de miel

Nous récoltons uniquement dans les hausses, jamais le miel de la ruche qui est laissé aux abeilles pour passer l'hiver. Nous plaçons des chasse-abeilles la veille de la récolte, un dispositif à placer entre la ruche et la hausse, qui permet au abeilles de descendre dormir avec la colonie dans la ruche mais les empêchent de remonter dans la hausse le lendemain matin. Il reste donc peu d'abeilles dans la hausse lorsque nous venons récolter et celles qui restent sont balayées doucement à la brosse. Cela permet de garder un rucher calme et apaisé, sans agressivité et pillage. 

 

L'extraction du miel

Une fois récolté, nous controlons le taux d'humidité du miel avec un refractomètre à miel. Cela permet d'eviter un dephasage ou une fermentation du miel plusieurs mois après. On dit que la présence d'une cire d'operculation sur les alvéoles remplies de miel est en général un bon indicateur mais en réalité, cela n'est pas fiable à 100%. Nous désoperculons au couteau la cire qui ferme les alvéoles, puis les cadres sont mis dans un extracteur artisanal, confectionné à 100% par Maxime. Nous tournons à la force de nos bras et le miel, par la force centrifuge, s'extrait des alvéoles. C'est manuel mais très efficace. Le miel est ensuite filtré dans 2 tamis différents pour être stocké dans des maturateurs. Il faut attendre quelques jours que les bulles d'air remontent à la surface, et nous pouvons ensuite mettre en pot. Tjs artisanalement, sans machine et avec pesée sur balance à chaque mise en pot. Et voila comment un nectar de fleurs butinée par une abeille, finira dans un pot dans votre cuisine quelques mois après !!